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Comment se passe un DPE en location : ce qu’il faut savoir avant de louer

Quentin Lambert
Quentin Lambert
septembre 13, 2026 5 min
Inspecteur verifiant isolation thermique mur interieur maison

Louer un bien sans DPE valide n’est plus envisageable depuis plusieurs années. Ce diagnostic conditionne la mise en location et informe le futur locataire sur la consommation d’énergie du logement. Voici comment se déroule concrètement un DPE en location, de la prise de rendez-vous jusqu’à la remise du rapport.

Comment se déroule concrètement un DPE en location : les étapes

Le propriétaire bailleur contacte un diagnostiqueur certifié, à ses frais, avant de mettre le logement sur le marché. Le professionnel se rend sur place et observe la surface habitable, la qualité de l’isolation, le type de fenêtres, le mode de chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, la ventilation et, selon les cas, la présence d’une climatisation.

La visite dure généralement entre trente minutes et une heure pour un appartement classique. Le diagnostiqueur relève les matériaux de construction, l’année de la maison ou de l’immeuble, et vérifie les factures d’énergie si elles sont disponibles. À l’issue de cette visite du diagnostiqueur, un rapport complet est établi sous quelques jours.

Le propriétaire doit préparer certains documents à fournir avant le passage du professionnel : les factures de gaz ou d’électricité des trois dernières années, les plans du logement si possible, et tout justificatif de travaux de rénovation énergétique déjà réalisés (isolation, changement de chaudière, fenêtres double vitrage). Ces éléments permettent d’affiner le calcul et d’éviter une estimation trop pénalisante.

Qu’est-ce que le DPE et pourquoi est-il obligatoire en location

Le diagnostic de performance énergétique évalue la consommation d’énergie d’un logement et son impact sur les émissions de gaz à effet de serre, appelées GES. Il fait partie du dossier de diagnostic technique remis obligatoirement au locataire avant la signature du bail de location, au même titre que d’autres diagnostics immobiliers.

Cette obligation vise à informer le locataire sur les charges énergétiques à prévoir, mais elle est devenue un outil de régulation du marché locatif. Un logement mal noté peut aujourd’hui devenir invendable en l’état, ce qui pousse de nombreux propriétaires à anticiper des travaux avant de relouer.

Comprendre son DPE : classes énergétiques A à G et contenu du rapport

Etiquette energetique avec lettres A a G et emissions carbone

Le rapport attribue une double étiquette énergie : une note allant de A (très performant) à G (passoire thermique), et une note climat liée aux émissions de GES. Ces deux notes apparaissent ensemble sur l’étiquette énergie visible dans toute annonce immobilière.

ClasseConsommationStatut
A – BTrès faibleLogement performant
C – DMoyenneLogement standard
EÉlevéeÀ surveiller
F – GTrès élevéePassoire thermique

Le rapport détaille aussi les déperditions thermiques par poste (toiture, murs, fenêtres, plancher), une estimation des coûts énergétiques annuels, et des recommandations de travaux pour améliorer la performance du bien.

Coût, validité et transmission du DPE au locataire

Le prix du DPE varie généralement entre 100 et 250 euros selon la surface et la complexité du logement. Cette dépense reste à la charge du propriétaire bailleur, qui ne peut pas la répercuter sur le loyer ni sur les charges locatives.

Le diagnostic bénéficie d’une validité 10 ans, sauf changement notable dans le logement (travaux d’isolation, remplacement du système de chauffage) qui rendrait l’ancien rapport obsolète. Il doit être annexé au bail de location dès sa signature et mentionné dans l’annonce immobilière diffusée pour la mise en location.

Ce que dit la réglementation sur le calendrier F et G

Les logements classés G sont interdits à la location depuis 2025. Les logements classés F suivront en 2028, puis les logements E en 2034. Un propriétaire bailleur qui ignore cette échéance risque de ne plus pouvoir relouer son bien sans travaux préalables.

Logement F ou G : interdictions de location et évolutions 2025-2026

La loi Climat et Résilience a instauré une interdiction de louer progressive pour les biens les plus énergivores. Un logement F ou G qui dépasse certains seuils de consommation ne peut plus être proposé sur le marché locatif, ce qui contraint le propriétaire à engager des travaux ou à renoncer temporairement à la location.

En 2026, cette règle s’applique déjà pleinement aux logements classés G, considérés comme des passoires thermiques. Les bailleurs concernés doivent réaliser un audit énergétique complémentaire avant d’envisager une remise en location, ce qui alourdit le calendrier et le budget prévisionnel.

Améliorer son DPE : travaux recommandés et aides financières

Les recommandations inscrites dans le rapport donnent une feuille de route claire : isolation des combles, remplacement d’une chaudière ancienne, installation d’une ventilation performante ou changement des fenêtres. Ces interventions permettent souvent de gagner une ou deux classes énergétiques.

Plusieurs aides financières existent pour accompagner ces travaux de rénovation énergétique, notamment MaPrimeRénov’ ou les certificats d’économie d’énergie proposés par les fournisseurs. Un propriétaire bailleur qui anticipe ces démarches évite de se retrouver bloqué par l’interdiction de louer au moment du renouvellement de bail.

Faire réaliser un nouveau DPE après travaux permet de vérifier concrètement l’impact des rénovations sur la consommation d’énergie et sur la note climat. C’est souvent l’occasion de revaloriser le bien avant une remise en location.

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